Vitrine, catalogue ou e-commerce : quel site pour votre bijouterie ?
Trois façons d'utiliser un site quand on est bijoutier : faire venir en boutique, laisser les clients préparer leur achat, ou vendre à distance. À qui s'adresse chaque gamme, ce qu'elle contient, ce qu'elle coûte, et comment passer de l'une à l'autre sans tout refaire.
La mauvaise question : « faut-il vendre en ligne ? »
Quand un bijoutier se demande s'il doit refaire son site, la discussion part presque toujours sur la vente en ligne. Faut-il un panier ? Les clients achètent-ils une bague à 2 000 € sur un écran ? Et la livraison, et les retours ?
C'est une vraie question, mais ce n'est pas la première. La première, c'est : que doit faire le site pour votre boutique ? Il y a trois réponses possibles, et elles ne demandent pas le même site.
- Faire venir. Le client cherche « bijouterie » et le nom de sa ville, tombe sur vous, voit l'atelier, les horaires, les services, et pousse la porte ou prend rendez-vous.
- Préparer l'achat. Le client repère une pièce, son prix, sa disponibilité, la met de côté, et vient l'essayer. La vente se conclut au comptoir, mais elle a commencé en ligne.
- Vendre à distance. Le client achète, paie, se fait livrer ou vient retirer. La boutique vend aussi la nuit, le dimanche et à 300 km.
Nous avons construit nos trois gammes sur ces trois usages, pour que le prix suive l'objectif et non l'inverse.
Vitrine : faire venir en boutique
C'est la gamme de la bijouterie qui vend au comptoir et veut simplement être trouvée, appelée et visitée. Le site présente la boutique, l'atelier, les collections en images, les services (sur-mesure, réparation, gravure), et propose de prendre rendez-vous par motif. La fiche Google est optimisée et reliée au site.
Elle convient quand le catalogue tourne vite ou n'a pas vocation à être affiché avec des prix, quand la boutique vit surtout du sur-mesure et de la réparation, ou quand on veut partir vite : le site est en ligne en quatre semaines environ.
Ce qu'elle ne fait pas : afficher un catalogue avec stock et prix. Pour ça, il faut la gamme suivante.
Catalogue : préparer l'achat
C'est le cas le plus fréquent pour les pièces de valeur. Le client veut voir ce que vous avez, à quel prix, et si c'est disponible, avant de se déplacer. La gamme Catalogue reprend votre catalogue tel quel, lit le stock de votre logiciel de caisse pour qu'une pièce vendue au comptoir disparaisse du site, et ajoute ce qu'un client attend d'une fiche de bijou : zoom, poinçons, certificats, filtres par métal ou par pierre, baguier et montres à taille réelle. Il peut garder une pièce dans sa liste d'envies, demander à être prévenu quand elle revient, ou la réserver pour venir l'essayer.
Il n'y a pas de paiement en ligne : c'est volontaire. Beaucoup de bijouteries préfèrent que la vente se fasse chez elles, avec le conseil, l'essayage et l'écrin. Le site fait le travail d'avant, la boutique fait le reste.
Les fiches produits avec prix et disponibilité alimentent aussi les fiches gratuites de Google Shopping, ce qui compte pour les recherches locales du type « alliance or blanc » depuis un téléphone à deux rues de chez vous.
E-commerce : vendre à distance
La gamme E-commerce ajoute tout ce qu'il faut pour conclure en ligne : paiement par carte, Klarna en trois fois, Apple Pay et Google Pay, livraison assurée, retours, retrait en boutique payé en ligne, cartes cadeaux, codes promo, configurateur d'alliances. Le flux produits part sur Google Shopping, Instagram et Facebook Shopping, et nous gérons vos campagnes Google et Meta chaque mois.
Elle s'adresse à la bijouterie qui a un catalogue stable et bien photographié, des pièces qui s'expédient (bijoux, montres, idées cadeaux), et l'envie d'aller chercher des clients au-delà de sa ville. Elle garde tout ce qui ramène en boutique : rendez-vous, essayage, retrait.
Ce que les trois gammes ont en commun
Quelle que soit la gamme, le site est à votre nom, sur mesure, et il vous appartient dans les termes du contrat : domaine, marque, contenus et données sont à vous, la plateforme technique vous est concédée en licence, et vous repartez avec un export complet si vous arrêtez. Chaque mois, le forfait couvre l'hébergement, la maintenance, des heures d'évolutions et des publications sur vos réseaux, en quantité croissante d'une gamme à l'autre. Si vous changez de site, chaque ancienne adresse est redirigée vers la nouvelle pour ne rien perdre sur Google.
L'engagement est le même sur les trois gammes : douze mois à partir de la mise en ligne, puis chaque mois.
Changer de gamme sans tout refaire
Les trois gammes sont construites sur la même base : la Catalogue contient la Vitrine, l'E-commerce contient la Catalogue. Commencer en Catalogue puis ouvrir la vente à distance un an plus tard ne demande pas un nouveau site. On ajoute le paiement, la livraison et les campagnes, on facture la différence de création, et le forfait mensuel suit. L'engagement en cours n'est pas remis à zéro.
C'est le parcours que nous conseillons le plus souvent : faire venir d'abord, vendre à distance quand le catalogue et les photos sont prêts.
Comment choisir, concrètement
Deux questions suffisent pour trancher. Voulez-vous vendre et livrer à distance ? Si oui, E-commerce. Sinon, voulez-vous afficher vos pièces avec leur prix et leur disponibilité ? Si oui, Catalogue. Sinon, Vitrine. La page des tarifs les pose, et vous donne une recommandation et un ordre de grandeur du nombre de ventes qui couvre le forfait.
Le chiffre précis, lui, sort de l'audit gratuit : on regarde votre site actuel, votre catalogue et votre logiciel de caisse, et on vous dit ce qui est raisonnable pour votre boutique.