Google Ads ou Meta Ads pour une bijouterie : où mettre 300 € par mois ?
Google capte l'intention (« bague de fiançailles Lyon »), Instagram crée l'envie. Comment répartir un petit budget publicitaire pour une bijouterie indépendante, par saison, et ce qu'il faut mesurer avant de dépenser un euro.
Deux plateformes, deux moments de l'achat
Google et Meta ne font pas la même chose, et une bijouterie a besoin des deux à des moments différents.
Google capte une intention qui existe déjà. Quelqu'un tape « bague de fiançailles Lyon » ou « réparation montre Toulouse » : il cherche, maintenant, près de chez lui. Une annonce bien placée l'amène dans votre boutique ou sur votre site.
Meta (Instagram et Facebook) crée l'envie chez quelqu'un qui ne cherchait pas. Une pièce bien photographiée, vue trois fois dans un fil d'actualité, finit par devenir une idée de cadeau. C'est aussi là que l'on retouche les visiteurs du site qui n'ont pas acheté.
Avec 300 € par mois : la répartition qui marche
Pour une bijouterie indépendante qui démarre, on conseille de ne pas saupoudrer. Une répartition qui fonctionne :
- 200 € sur Google, sur deux campagnes : la recherche locale (« bijouterie + ville », « bague de fiançailles + ville », « réparation montre + ville ») et Shopping, qui affiche vos produits avec leur prix directement dans les résultats ;
- 100 € sur Meta, en remarketing uniquement : vos annonces ne s'affichent qu'aux personnes qui ont déjà visité votre site ou votre compte Instagram.
Le remarketing est le meilleur point de départ sur Meta, parce qu'il s'adresse à des gens qui vous connaissent déjà. L'acquisition froide, qui vise des inconnus, demande plus de budget et de meilleures créations.
Par saison : le calendrier d'une bijouterie
Le budget ne doit pas être le même toute l'année. Les moments où une bijouterie a intérêt à être visible sont connus :
- janvier à mars : la Saint-Valentin, puis les demandes en mariage du printemps. Google en priorité, sur « bague de fiançailles » ;
- mai et juin : fête des mères, mariages. Meta prend de l'importance, avec les pièces portées ;
- novembre et décembre : Noël. C'est le moment de doubler le budget, sur les deux plateformes, avec des pages « idées cadeaux » prêtes dès la mi-novembre.
Entre ces pics, on réduit, sans couper : couper une campagne Google lui fait perdre son historique.
Ce qu'il faut mesurer avant de dépenser
La publicité sans mesure, c'est de l'argent jeté avec de l'espoir. Avant le premier euro, trois choses doivent être en place :
- GA4 avec le Consent Mode v2, pour que les conversions soient comptées en respectant le consentement ;
- le suivi des demandes de rendez-vous et des appels, pas seulement des ventes en ligne : pour une bijouterie, l'essentiel se conclut au comptoir ;
- un flux produits propre pour Google Shopping : prix, disponibilité, images, catégorie, mis à jour quand une pièce est vendue.
Sans ces trois éléments, impossible de savoir si les 300 € rapportent 1 000 € ou rien.
Les erreurs qui coûtent cher
- Envoyer les annonces vers l'accueil au lieu de la page du produit ou de la collection concernée.
- Cibler toute la France quand la clientèle vient de 20 kilomètres.
- Laisser tourner des campagnes de novembre en février.
- Mettre en avant des pièces en stock de un, sans synchronisation : l'annonce tourne pour une bague déjà vendue.
FAQ
Faut-il un budget minimum ?
En dessous de 150 € par mois, Google n'a pas assez de données pour optimiser. Entre 200 et 500 € par mois, une bijouterie indépendante obtient des résultats lisibles.
Qui gère les campagnes ?
Dans notre forfait mensuel, la création, le suivi et l'ajustement des campagnes sont inclus. Le budget versé à Google ou Meta reste à votre charge, facturé directement par les plateformes.
Instagram Shopping est-il utile ?
Oui si votre catalogue est propre et synchronisé. Sinon, il fait plus de mal que de bien : des produits vendus restent affichés.
Conclusion
Google pour l'intention, Meta pour l'envie et le rappel. Avec 300 € par mois bien répartis, un calendrier qui suit vos saisons et une mesure propre, une bijouterie indépendante peut mesurer, mois après mois, ce que sa publicité rapporte en boutique.